Nos émotions assurent notre survie

Une émotion est une réaction affective d’intensité variable, provoquée par une stimulation de notre environnement (intérieur ou extérieur).

Il existe 6 émotions primaires : la peur, la colère, la tristesse, la surprise, le dégoût et la joie. Nous naissons tous avec ces 6 émotions de base.

Leur rôle principal est d’assurer notre survie. Chacune d’entre elles a un impact physiologique, c’est-à-dire qu’elle va générer une réponse adaptative de notre organisme, autrement dit un stress. Par exemple, la peur stimule la sécrétion d’adrénaline et d’autres neurotransmetteurs qui agissent sur le cœur, les vaisseaux et les muscles pour déclencher une mise en action de notre corps afin de nous permettre de nous protéger. Tous ces mécanismes sont gérés par notre cerveau ancestral, appelé aussi « cerveau reptilien ».

Cette partie de notre cerveau va ainsi gérer toutes nos émotions négatives (qu’elles soient liées à des évènements réels ou imaginaires) comme des dangers potentiels afin d’apporter une solution dans l’instant.

Qu’est-ce que l’alimentation émotionnelle ?

alimentation émotionnelle

Jusqu’à une période relativement récente, nos ancêtres avaient parfois du mal à trouver de quoi manger. La recherche de nourriture faisait partie intégrante de leur quotidien et les famines et disettes étaient monnaie courante. Donc lorsqu’ils trouvaient de quoi se nourrir, ils ingurgitaient instinctivement un maximum d’aliments, ne sachant pas quand ils trouveraient à nouveau à manger. Naturellement, leur corps cherchait à stocker un peu de gras en prévision de la prochaine pénurie. Ce mode de fonctionnement, totalement autonome et inconscient, était directement relié au stress procuré par le manque de nourriture.

Aujourd’hui, dans nos pays industrialisés, nous disposons à volonté d’une nourriture riche et variée. Nous n’avons donc plus à nous préoccuper de savoir si et quand nous allons manger. En toute logique, nous devrions être apaisés vis-à-vis de la nourriture… Or, pour beaucoup d’entre nous il n’en est rien, au contraire !

Notre cerveau, très gros consommateur de sucre et de gras, est fortement stimulé par cette abondance. De plus, maintenant qu’il n’a plus à se préoccuper de trouver à manger, il fait face à d’autres stress, tout aussi intenses parfois, liés à l’évolution de notre mode de vie. Ne sachant pas toujours comment calmer ses émotions, il va aller chercher du réconfort dans la nourriture, facilement disponible.

L’alimentation émotionnelle est donc une façon de se nourrir en lien avec nos ressentis, souvent négatifs mais aussi, parfois, positifs. Lorsque nous ressentons une émotion, cela génère un stress et manger un morceau de chocolat ou un paquet de chips peut avoir quelque chose de réconfortant. L’aliment est alors détourné de sa fonction naturelle de nutrition.

Quand nos émotions dirigent notre alimentation… et inversement !

Que nous en ayons conscience ou pas, lorsque nous détournons l’alimentation à des fins émotionnelles, nous cherchons à anesthésier un mal être intérieur. Nous ressentons sur le moment un grand soulagement et un réel plaisir à manger. Cependant, ce plaisir est éphémère et le mal être réapparaît peu de temps après. Nous nous mettons alors à manger plus souvent ou en plus grande quantité, ce qui peut générer de nouvelles émotions en lien avec ces prises alimentaires (culpabilité, peur de grossir, etc…). Nous entrons alors dans un cercle vicieux : je mange pour calmer des émotions qui sont elles-mêmes déclenchées par le fait que je mange !!!

Comment sortir de l’alimentation émotionnelle ?

« Manger ses émotions » n’est pas un problème en soi. C’est quand cela devient chronique, addictif, qu’il faut s’en préoccuper. Vous l’aurez compris, sortir de l’alimentation émotionnelle n’est pas qu’une simple question de volonté.

La première chose à faire consiste à se reconnecter à ses sensations corporelles et mettre des mots sur ses émotions. En effet, tant que l’on n’a pas conscience de ce qui se passe en nous, nous ne pouvons pas identifier le problème.

Ensuite, il s’agira de déterminer quelles sont les facteurs à l’origine des émotions qui nous poussent à manger. Ces déclencheurs sont parfois conscients (stress au travail, déménagement, rupture, etc…) mais peuvent aussi être inconscients et être reliés à notre transgénérationnel. Il s’agit dans ce cas de comportements transmis de générations en générations et qui ne sont plus adaptés à notre mode de vie ou qui nous maintiennent dans un schéma réactif par rapport à notre environnement.

Ce travail d’introspection, de conscientisation et de modification de notre mode de fonctionnement nous permet d’obtenir une meilleure estime de soi. Plus nous apprenons à nous aimer, à nous respecter, plus nous avons la capacité de gérer nos stress. L’alimentation réconfort n’est alors plus nécessaire.

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